Zohoko R.C.A


Chiffres Clés

Superficie 622 980
Environnement Climat et végétation en trois zones : au sud, forêt dense et régime
équatorial avec une courte saison sèche ; au centre, savane boisée et
régime tropical (humide de juin à octobre, sec de novembre à mai) ; au
nord, savane sèche et régime subsahélien.
Population 4 300 000 millions d'hab.
Projection 2050 6 747 000 millions d'hab.
Croissance démographique 1,83 %
Population de -15 ans 43,2 %
Densité de la population 7 hab./km²
Population urbaine 38,3 %
Espérance de vie 44,7 ans
Mortalité infantile 11,5 %
Alphabétisation 48,6 %
Scolarisation 31 %
Indice de développement humain (2003) Indicateur : 0,352
Rang : 178 (sur 175 pays)
Langues usitées Gbayas, Bandas, Yakomas, Sangos...
Religions Catholiques, protestants, musulmans..

Chronologie

Une chronologie : Présence française en Oubangui-Chari (1800-1966)
1800 : Ngoura, le leader des Kogobili, fonde la nation Zandé
1820 : Selon certains auteurs, c'est aux environs de 1820 que le peuple Baya pourchassé dans le nord -ouest par les Foulbé de l'Adamawa s'établit sur le sol centrafricain (Les travaux de fouilles archéologiques menés notamment par Pierre Vidal et Etienne Zangato dans les secteurs de Bouar tendent à prouver une plus longue présence des populations sur le sol centrafricain)
1825 : Le peuple Mandjia s'établit au nord de l'Oubangui
1830 : Le début de l'émigration du peuple Banda partant de Fertit vers le sud et l'ouest. Dans la région nord-est du territoire de Centrafrique, le prince banguirmien, Omar, appellé Djoungoultoum, fonde la province du Dar-el-Kouti.
1850 : la nation Zandé atteint son apogée avec la dynastie Angoura.. C'est également l'apogée de la nation Bandia avec la dynastie Abaya.
1877 : Souleyman ben Ziber, successeur de son père qui est arrêté au Caire, se révolte contre l'Egypte. Les sultans Zandé se désolidarisent de celui-ci.
1879 : Rabah quitte Souleyman, qui se soumet aux Autorités soudanaises. Rabah s'installe dans le Dar Fertit.
1882-1884 : Rabah installe sa capitale à la source du Gribingui.
1884 : 20 avril Vangele et Hanssens, agents de l'E.I.C. (Etat indépendant du Congo), entrent pour la première fois dans l'Oubangui.
20 févr. Au départ de Kinshasa, le pasteur anglais Grenfell découvre le fleuve Oubangui.
1885 : - janv. Remontant l'Oubangui, partant de Kinshasa, le pasteur anglais Grenfell atteint et dépasse les rapides de Bangui.
- 5 févr. Convention franco-belge fixant la frontière des deux zones d'influence sur la Licona-Nkoundja.
- 6 mars Vangèle dévoile à Chavannes et Dolisie l'ampleur du cours de l'Oubangui.
- 16 mai Dolisie fonde le poste de Nkoundjia. - Rabah attaque au Kaga Kazangba les Mandjia qui résistent victorieusement et lui infligent une défaite.
1886 : - Rabah s'installe en pays sara.
- 20 oct. Vangèle atteint les rapides de Bangui mais ne peut les franchir.
1887 :
- 29 avr. Convention France-E.I.C. sur leur frontière au nord du Congo (reconnaissance des droits de la France sur le cours nord de l'Oubangui). - Au combat d'An Timan, le Ouddaï barre la route du nord-est à Rabah.
- 29 juil. Dolisie, reconnaissant l'Oubangui, est attaqué par les Bondjo à la hauteur de Modzaka.
- août Dolisie atteint les rapides de Bangui; Dunod explore la basse Mpoko.
- 12 sept. Dolisie retient le site du poste de Modzaka.
- 21 nov. La deuxième expédition Vangèle dépasse les rapides de Bangui et atteint Satema (Mobaye)
- 2 déc. Deuxième reconnaissance de Dolisie aux rapides de Bangui.
- 31 déc. Vangèle atteint le confluent Ouellé-Mbomou.
1888 : - Rabah décide de rester dans les pays du Chari plutôt que de regagner le Nil.
- 13 fév. Retour à Kinshasa de la mission Vangele. - Mars Fondation du poste français de Liranga au confluent Oubangui-Congo. Albert Veitstroffer reconnaît l'Oubangui, en période d'étiage, de Modzaka à Bangui. - 11 déc. Constitution de l'entité administrative, qui prendra le nom de Congo Français le 30 avril 1891.
1889 : - Rabah razzie la vallée de l'Aouk.
- 10 mai Dolisie décide l'installation du poste de Bangui.
- 25 juin fondation du poste de Zongo par Vangele, puis de celui de Mokoangay.
- 26 juin Fondation de Bangui par Dolisie et Uzac, au confluent de la Mpoko.
1890 : - Rabah opère un coup d'Etat au Dar-el-Kouti. Il fait abdiquer le sultan Kober et le remplacer par le propre neveu de celui-ci, Mohamed-el-Sénoussi.
- Vangele fonde le poste de Yakoma, au confluent de l'Ouellé et du Mbomou. - 14 juin Vangele signe un traité avec Bangassou.
- 15 juin Ponel installe le poste de Bangui aux pieds des rapides.
- 23 août La mission Crampel quitte Brazzaville.
- 23 sep. La mission Crampel arrive au poste de Bangui.
- 13/18 nov. Représailles des Français de Bangui contre les Bouzerou et les Sabanga.
- Déc. Rabah quitte le Velad el Kouti après y avoir installé Mohammed Sénoussi.
- 19 déc. Affrontement entre les Langbassi et l'avant-garde de Crampel (Biscarrat).
- 31 déc. Crampel quitte Bangui pour rejoindre son avant-garde à Bembé et Makobou.
1891 : - 28 jan. Mort à Bembé d'un des adjoint de Crampel, Orsi.
- 13 fév. Crampel et le premier échelon de sa mission atteignent Châ.
- 19 fév. La mission Fourneau quitte Brazzaville pour explorer la Haute-Sangha.
- 8 avr. Mort de Crampel qui se dirigeait vers le Tchad dans l'embuscade tendue par les Senoussistes.
- 13 avr. La mission Dybowski débarque à Loango.
- 12 mai Violent affrontement entre les Gbaya et la mission Fourneau.
- 17 juin Arrivée à Brazzaville, après un mois de voyage depuis Loango du premier échelon de la mission Dybowski.
- 6 juil Arrivée à Bangui de la mission Gaillard (husson, Blom, de poumayrac, de Masredon) chargée de reconnaître la rive droite de l'Oubangui.
- 14 août Gaillard fonde le poste de Mobaye.
- 15 août Naufrage du Dr Ballay dans les rapides de Satema. - 7 sept. Gaillard fonde le poste des Abiras (A-Bila) face à celui de Yakoma.
- 18-25 sept. Nebout explore la Mpoko.
- 24 sept-déb. oct. Brunnache et Briquez explorent l'Ombella et la Kémo.
- 4 oct. Dybowski arrive à Bangui et quitte le 25 octobre pour le nord.
- 9 oct. Escale à Bangui du vapeur Peace portant un groupe de missionnaires.
- 14 nov. La mission Dybowski arrive à Balao ; le 15 novembre campe chez les Dakpa du chef Zouli à Zamvouza où elle reste 4 jours (...)
- 27 déc. Retour à Bangui de Dybowski, Brunache et Nebout.
- 13 déc. Disposition de Dolisie créant une "zone Modzaka-Mbaye".
1891-1894 : En défiance à la convention de 1887, une mission du roi Léopold se rend dans le Mbomou et la Haute Kotto pour s'y fixer. Des traités de protectorat furent signés avec les sultans Bandia Bangassou et Rafaï, et le sultan Zandé Zémio.
1892 : - 1er jan. Brazza nomme Liotard commandant du Haut-Oubangui.
- 10 jan. La mission Maistre (Clozel, de béhagle, Bonnel de mézières) quitte Bordeaux.
- 12 jan. Arrivée à Bangui de Greshoff, directeur de la N.A.H.V., avec 3 agents.
- 15 jan. Arrivée à Bangui de l'administrateur Largeau.
- 1er -4 fév. Dybowski se rend de Bangui au poste des Ouadda.
- 6 fév. La mission Maistre débarque à Loango.
- 11 fév-3 mars Dybowski fait une reconnaissance chez les Togbo de la Kémo, et y fonde un poste où Brunche restera jusqu'au 7 avril.
- 30 mars Arrivée à Bangui de Liotard, " commandant de la région du Haut-Oubangui".
- 1er juil Le Ndris Ali prend contact avec la mission Maistre sur la Tomi;
le 3 juillet, il signe un traité avec le chef Ndris Azamgouanda.
- 18 juil Premier combat de la mission Maistre contre les Mandjia; le 22 août, Maistre fait la paix avec les Mandjia.
- 1er sept. Maistre signe un traité avec le chef Aouaka Yagoussou.
- 1er -10 sept. La mission Maistre franchit le Gribingui.
- 3 nov. La mission Uzès arrive à Bangui.
1893 : - Rabah s'empare du Baguirmi.
- 11 jan. L'expédition Uzès arrive aux Abiras.
- 13 janv. Mgr Augouard, vicaire apostolique du Congo, quitte Brazzaville pour le Haut-Oubangui.
- 4-8 fév. L'expédition Uzès met en déroute les Ngbougou.
- 15 fév. Mgr Augouard choisit l'emplacement de la future mission Saint-Paul.
- 16 mars Affrontement des Français et des Léopoldiens devant Bangassou.
- 9 juin Conférence de Maistre à la Société de géographie de Paris
- 15 juin Accord franco-allemand sur la frontière Congo-Cameroun.
- 14 août Convention germano-britanique sur les frontières en Afrique centrale.
1894 : - 13 fév. Fondation de la Mission Saint-Paul à Bangui par le le Père Prosper Augouard
- 15 mars : La convention franco-allemande fixe les limites du Congo français et du Cameroun français.
- 28 août : L'accord entre la France et le roi belge Léopold fixe la frontière nord de l'Etat Indépendant du Congo dans la vallée du Mbomou.
1898 : 10 juil : arrivée de la mission Marchand à Fashoda sur le Nil.
1899 : 21 mars : Une convention franco-britanique attribue Bahr-el-Ghazal, occupée par les Français de l'Oubangui, au Soudan anglo-égyptien. Cette convention place Ouadaï dans la zone d'influence française.
1900 : 22 avr. Rabah est mis en déroute par trois misions françaises venues d'Alger, , Saint-Louis du Sénégal et de Bangui Rabah fut tué au cours du combat à Koussiri. Son empire devrait disparaître les mois qui suivirent.
1902-1904 : L'inssurrection Mandjia contre la taxe, le portage (Possel-Krébégbé-Dékoa-Bandoro-Territoire du Tchad).
1903 : 29 déc. Décret de création de la colonie de l'Oubangui-Chari.
1906 : - 11 fév. L'établissement de la colonie en Oubangui-Chari avec sa capitale Fort de Possel. (Fort-de-Possel: capitale de l'Ubangui-Schari-Tschad)
- 11 déc. Un décret fait de Bangui la capitale de l'Oubangui-Chari.
1910 :
15 jan. Le Congo français et les dépendances deviennent Afrique Equatoriale Française (AEF); il s'agit des colonies du Gabon, du Moyen-Congo, de l'Oubangui-Chari et du Tchad. L'armée de El-Sénoussi prend Ouanda-Djallé. Ce qui entraîne l'exode de la population Youlou.
1911 : - 11 janvier : El-Sénoussi est tué lors de l'arrestation par le Lieutenant Gründfelder.
- 4 nov .La France cède à l'Allemagne une partie importante de l'Afrique équatoriale française (AEF), notammentet toute la partie ouest du territoire de l'actuelle République Centrafricaine. Les territoires annexés sont appelés "Neu Kameroun".
1914 : 12 Août au décembre : La France réoccupe le "Neu Kameroun"(région de la Lobaye) et rentre au Cameroun allemand (Ouest Cameroun)
1921 : René Maran eut le Prix Goncourt pour son livre Batouala
1925 : Arrivée d'André Gide à Bangui qui révela La Lobaye et les scandales de la Haute Sangha. Dénonciation par le chef Samba-Ngotto des massacres de Botembélé.
1929 : - 24 juin : Bérandjoko entré en rébellion depuis 1906 contre les autorités coloniales, a été à son tour capturé et massacré dans la forêt de la Lobaye.
- Albert Londres et Robert Poulaine révèlent les scandales dans la construction du chemin de fer Congo-océan au cours de laquelle des travailleurs centrafricaiens mouraient en nombre.
1928 -1931 : Le soulèvement général des Gbaya et autres groupes à l'ouest de la République Centrafricaine opposés à la colonisation, mené sous la direction de Karinou, connu sous le nom de la guerre de Kongo-wara, dura plusieurs années. Karinou devait être massacré le 11 décembre 1928 par l'armée coloniale.
1938 : Barthélemy Boganda fut ordonné premier prêtre catholique de l'Oubangui-Chari.
1940 : - 20 juil. : défaite du putsch gaulliste à Bangui
- 28 août: coup d'état gaulliste à Brazzaville. Le Colonel de Larminat prend le pouvoir.
30 août : ralliement de l'A.E.F. à la France libre
- 3 sept. L'Oubangui-chari rallie au côté de la France Libre.
21 oct. Général De Gaulle est à Bangui
1941-1946 : Prêtre à la mission Saint-Joseph de Bambari, chargé de Grimari et de Bakala
1944 :
30 jan. : Le Général De Gaulle ouvre la conférence de Brazzaville sur l'avenir de l'empire français en Afrique.
1946 :
- 16 oct. L'organisation administrative de l'Afrique Equatoriale Française en quatre régions. (le 19 déc. 1945: opposition de la Chambre de commerce pour une partition en trois de l'AEF envisagée par le Gouverneur Général Bayardelle - Gabon-Moyen-Congo, Région islamique du Tchad, le pays de la haute rivière, avec Bangui comme leur "quartier général")
- 10 nov. Barthélemy Boganda fut élu député de l'Oubangui-Chari à l'Assemblée nationale française.
1947 :
mars-déc. L'Assemblée territoriale de l'oubangui-Chari et le Grand Conseil de l'AEF sont mis en place.
1949 :
28 septembre Barthélemy Boganda fonde le Mouvement pour l'Evolution Sociale en Afrique Noire (MESAN).
1951 :
- 10 jan. Un incident dans la Lobaye sur un marché local se produit, le Député Boganda et sa femme furent arrêtés
- 17 juin Boganda est réélulu à l'Assemblée Nationale Française (malgré une farouche opposition).
1952 :
30 mars Le MESAN occupe tous les sièges de l'Assemblée Territoriale en Oubangui-Chari.
1954 :
30 avril-1 mai: violentes manifestations publiques à Berbérati - le calme ne fut rétabli que par l'arrivée du Député Boganda sur les lieux.
1956 :
- 2 jan. Boganda est réélu à l'Assemblée nationale Française.
- 23 juin: Loi-cadre appelée Loi Deffere, ouvre la voie à une autonomie interne aux territoires d'outre-mer.
- 18 nov. Boganda est élu Maire de Bangui.
1957 :
- 17 mai Le premier gouvernement Oubanguien est constitué et dirigé par le Docteur Abel Goumba.
- 18 juin : Boganda est élu Président du Grand Conseil de l'AEF.
1958 :
- 28 sept. L'Oubangui-Chari vote massivement (98,1%) en faveur de la continuité avec la Communauté Française. Boganda recommande une République indépendante composée des pays de l'Afrique Equatoriale Française (AEF) pour la création initiale des Etats-Unis d'Afrique Latine.
- 1er déc.: une République centrafricaine indépendante est proclamée; son territoire est limité à l'Oubangui-Chari. Boganda devient le président (selon l'idée de Barthélemy Boganda, Président du Grand Conseil de l'AEF, la République Centrafricaine devrait se constituée des quatre territoires : le Gabon, le Moyen-Congo, l'Oubangui-Chari et le Tchad, auxquels devaient s'ajouter le Cameroun, en passant par le Ruanda jusqu'en Angola) - se désolidarisant de la position de B. Boganda, les trois proclamèrent leur République le 02 novembre 1958.
1959 :
- 16 fév. : l'Assemblée Territoriale adopte une constitution démocratique présentée par Boganda.
- 29 mars Barthélemy Boganda est tué dans un crash d'avion. Abel Goumba devient le président par intérim.
- 5 mai David Dacko est élu Président.
1960 :
13 août 1959 : Proclamation de l'Indépendance
1960 :
- 20 sept. . La République Centrafricaine est admise aux Nations unies.
- 17 novembre : manifestation à Bangui contre les lois de restriction des libertés publiques.
- 23 décembre : L'arrestation d'Abel Goumba et plusieurs autres membres du Mouvement pour l'Evolution de l'Afrique Centrale (MEDAC) qui est dissout.
1963 : En mai, l'Assemblée Nationale fait du MESAN seul parti unique du pays auquel tous les citoyens doivent y adhérer.
1964 :
5 jan. David Dacko, le candidat unique est élu président de la République avec 99,99% de vote.
1966 :
- 1er jan. David Dacko est arrêté par les militaires et passe le pouvoir au Colonel Jean-Bédel Bokassa, le Commandant en chef de l'armée. Proclamé Président de la République, il est habilité par l'acte constitutionnel n°1 du 4 janvier 1966 à prendre par ordonnance toutes les mesures exigées par les circonstances. Il a plein pouvoir légiférer. - " Une nouvelle aire a commencé - l'heure de la Justice a sonné ", devait dire Bokassa.
- 4 janvier 1966 : la Constitution du 16 février 1959, modifiée par des lois constitutionnelles de 1960, 1961, 1962, 1963 et 1964, a été abrogée. L'Assemblée nationale ainsi que le conseil constitutionnel et le Conseil économique et social ont été dissoutes. L'organisation politique de la République repose sur un parti unique, le MESAN (mouvement de l'évolution sociale de l'Afrique noire) dont la présidence est assurée par le chef de l'Etat, Jean-Bédel Bokassa.
- 6 jan. les diplomates de l'Ambassade de la République populaire de Chine sont expulsés.
Source : www.sangonet. com
La Centrafrique contemporaine 1968 (2 avril) Création de l’Union des Etats d’Afrique centrale (UEAC) : Congo-Kinshasa, Tchad et République centrafricaine. 1969 (11 avril) Tentative de coup d’Etat du lieutenant-colonel Alexandre Banza. 1970 (30 août) Réforme agraire. 1972 (2 mars) Jean-Bedel Bokassa est fait président à vie. 1973 (7 avril) Découverte d’un complot. L’ex-ministre Auguste M’Bongo est arrêté. 1974 (19 mai) Jean-Bedel Bokassa est promu maréchal. 1974 (décembre) Tentative de coup d’Etat du général Lingoupou. 1976 (3 février) Le maréchal Bokassa échappe à un attentat. 1976 (5 septembre) Le maréchal Bokassa dissout le gouvernement et crée le Conseil de la révolution centrafricaine (CRC). 1976 (septembre) David Dacko, ancien président, devient le conseiller du maréchal Bokassa. 1976 (4 décembre) Proclamation de l’empire centrafricain lors du congrès extraordinaire du MESAN (Mouvement pour l’évolution sociale de l’Afrique noire). 1977 (6 janvier) L’appartenance au MESAN devient obligatoire. 1977 (4 décembre) Sacre de l’empereur Bokassa Ier. 1979 (janvier) Emeutes d’étudiants. Répression sanglante. 1979 (17/19 avril) Arrestations et meurtres d’enfants. Une commission d’enquête conclut à la participation effective de Jean-Bedel Bokassa à ces massacres. 1979 (20/21 septembre) Coup d’Etat. David Dacko prend le pouvoir alors que Jean-Bedel Bokassa est en Libye. La France envoie des troupes (opération Barracuda).
Le rétablissement de la République centrafricaine est proclamée.
1979 (26 septembre) Formation du nouveau gouvernement confiée à M. Ayando. 1979 (29 octobre) Manifestation de lycéens et étudiants. 1979 (3 novembre) Arrestation d’Ange Patassé, ancien Premier ministre de Jean-Bedel Bokassa, chef de l’opposition et leader du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC).
1980 (20 mars) Création par le président David Dacko du parti unique, l’Union démocratique centrafricain (UDC).
1980 (24 décembre) Condamnation à mort par contumace de Jean-Bedel Bokassa.
1981 (1er février) Référendum sur le projet de nouvelle Constitution. Adoption par une large majorité.
1981 (15 mars) Election présidentielle. David Dacko est élu (50,23%) devant Ange Patassé (38,11%).
1981 (3 avril) Simon Narcisse Bozanga est nommé Premier ministre.
1981 (mai-juillet) Grèves, attentat à Bangui. L’état de siège est décrété le 21 juillet.
1981 (1er septembre) Le général André Kolingba contraint le président David Dacko à démissionner. La Constitution est suspendue, les partis interdits. Le général André Kolingba devient président du Comité militaire de redressement national (CMRN).
1982 (3 mars) Tentative de coup d’Etat d’Ange Patassé.
1985 (21 septembre) Dissolution du CMRN. Constitution d’un nouveau gouvernement où figurent plusieurs civils.
1986 (24 octobre) Retour de Jean-Bedel Bokassa en République centrafricaine. Il est arrêté.
1986 (21 novembre) Référendum sur la nouvelle Constitution qui prévoit l’élection du président pour six ans, la création d’une Assemblée et un parti unique.
1987 (12 juin) A l’issue d’un procès de plusieurs mois, Jean-Bedel Bokassa est condamné à mort. Sa peine est commuée en détention à perpétuité le 29 février 1988, puis à dix ans de réclusion.
1991 (20 mars) Nomination d’un Premier ministre, Edouard Frank.
1992 (25 octobre) Elections présidentielle et législatives. Suspendues le 26 octobre, elles sont annulées le 29 par la Cour suprême.
1993 (17 janvier) Création d’un Conseil national politique provisoire de la République (CNPPR).
1993 (1er août) Libération de Jean-Bedel Bokassa.
1993 (22 août) Premier tour des élections présidentielle et législatives. Ange Patassé arrive en tête des suffrages (30 %), André Kolingba est en quatrième position (13 %).
1993 (28 août) Ordonnance d’André Kolingba modifiant la Cour suprême et le code électoral. La France suspend sa coopération. Le 30 août, annulation de ces ordonnances.
1993 (19 septembre) Deuxième tour des élections. Ange Félix Patassé (38 %) est élu président de la République face à David Dacko (21 %) et Abel Goumba (20 %).
1993 (24 octobre) Jean-Luc Mandaba est nommé Premier ministre.
1994 (28 décembre) Référendum sur la nouvelle Constitution. Très faible participation.
1995 (11 avril) Démission de Jean-Luc Mandaba. Gabriel Koyambounou est nommé Premier ministre.
1996 (avril-mai) Premières mutineries de soldats. Ils réclament le paiement de leurs arriérés de salaires. Violent affrontements entre les mutins et les troupes fidèles aux Gouvernement.
1996 (mai) Début d’une série de grèves qui paralysent le pays. Les agents réclament le paiement de leurs arriérés.
1996 (5 juin) Les participants à la " Convention des forces vives de la nation " signent un protocole d’accord ouvrant la voie à un gouvernement d’union nationale.
1996 (6 juin) Jean-Paul Ngoupandé est nommé Premier ministre.
1996 (18 juin) L’opposition refuse de faire partie du gouvernement d’union nationale en cours de constitution.
1996 (3 novembre) Décès de Jean-Bedel Bokassa.
1996 (nov.)–1997 (janv.) Nouvelles mutineries des soldats et manifestations. L’armée française est présente aux côtés de la garde présidentielle.
1997 (30 janvier) Michel Gbezera-Bria remplace Jean-Paul Ngoupandé au poste de Premier ministre. Le nouveau gouvernement qui suivra (nommé le 18 février) fait une place importante à l’opposition, avec 11 membres sur 26, contre 12 pour la majorité.
1997 (12 février) Une force interafricaine, la MISAB (Mission d’intervention et de surveillance des accords de Bangui), remplace l’intervention militaire française.
1997 (juillet) Accords de cessez-le-feu entre les mutins et la MISAB. Début d'une "réunion de réconciliation".
1997 (1er septembre) Retour au gouvernement des 9 ministres de l'opposition, qui s'étaient retirés le 5 mai.
1998 (26 février) Ouverture à Bangui de la Conférence de réconciliation nationale.
1998 (4 mars) Adoption d'un pacte de réconciliation nationale.
1998 (15 avril) La Mission des Nations unies en République centrafricaine (MINURCA) prend le relais de la MISAB. Une force de 1350 hommes est chargée de renforcer la sécurité et du maintien de l'ordre.
1998 (22 novembre) Premier tour des élections législatives. Le MLPC remporte 26 sièges sur 42.
2000 (15 février) Départ définitif de la MINURCA.
2000 (17 avril) Le Premier ministre Anicet-Georges Dologuuélé procède à un remaniement partiel du gouvernement.
Source : http://www.etat.sciencespobordeaux.fr.
La Centrafrique depuis la prise de pouvoir du général Bozizé --MARS 2003--
- 15: L'ancien chef d'état-major, le général Bozizé, entré en rébellion en novembre 2001, renverse le président Patassé, au pouvoir depuis 1993. L'avion du président Patassé, qui devait regagner Bangui en provenance de Niamey, est dérouté vers Yaoundé.
- 16: Le général Bozizé s'autoproclame "président de la République" par la voix de son porte-parole. Il annonce la suspension de la Constitution, la dissolution de l'Assemblée, le limogeage du gouvernement, ainsi qu'une transition consensuelle associant "toutes les forces vives de la nation".
- 17: Les instances africaines condamnent le coup d'Etat. La France déploie 300 soldats sur l'aéroport de Bangui pour contrôler son accès et permettre l'évacuation des étrangers.
- 19: Arrivée des premiers militaires tchadiens. 500 Tchadiens seront déployés à Bangui, officiellement en renfort des 310 hommes de la force de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (Cémac). La plupart ont depuis regagné N'Djamena.
- 20: Le président de la Concertation des partis politiques de l'opposition (CPPO), Abel Goumba, estime que les "patriotes en armes" du général Bozizé ont "débarrassé le pays d'un dictateur".
- 21: Le Rassemblement démocratique centrafricain (RDC) de l'ancien chef de l'Etat André Kolingba apporte son soutien au général Bozizé.
Le président déchu Patassé arrive à Lomé, en compagnie de son épouse, d'origine togolaise, et de ses enfants.
- 23: Abel Goumba est désigné nouveau Premier ministre.
Mise en place des structures d'"exercice provisoire" des pouvoirs publics. Ce deuxième "acte constitutionnel", après celui permettant au général Bozizé de légiférer par ordonnance, définit les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.
- 28: Au moins 100.000 personnes acclament le général Bozizé lors d'une manifestation de soutien au nouveau régime.v - 3O: Retour d'exilés politiques, dont l'ancien ministre Charles Massi.v - 31: Formation d'un "gouvernement de transition" qui comprend l'ensemble des tendances politiques.
--AVRIL--
- 4: Création d'un Conseil national de transition (CNT), "un organe consultatif". Le CNT sera installé en mai.
- 4: Dissolution de fait de la garde présidentielle de l'ex-président Patassé.
- 23: François Bozizé ordonne une amnistie générale pour les participants du putsch avorté de mai 2002 imputée à l'ancien président André Kolingba, en exil depuis lors. Celui-ci sera rétabli dans ses droits et prérogatives de général d'armée en mai.
--MAI--
- 19: Grève des conducteurs de taxis pour protester contre les exactions dont ils sont victimes de la part des "ex-rebelles" du général Bozizé.
Marche des avocats pour dénoncer l'insécurité à Bangui et dans les provinces, imputée à "certains éléments incontrôlés tchadiens et centrafricains".
- 3O: François Bozizé annonce le retour à un ordre constitutionnel en janvier 2OO5.
--JUIN--
- 3: La Cémac décide "de reconnaître officiellement les nouvelles autorités" et de maintenir et renforcer sa force de paix.
- 5: Près de 200 ex-rebelles sont appréhendés, désarmés et cantonnés à la base de la force de la Cémac. La Ligue centrafricaine des droits de l'homme (LCDH) a dénoncé de "graves exactions commises par les +ex-rebelles+ sur la population".
--JUILLET--
- 29: Visite du ministre des Affaires étrangères Dominique de Villepin à Bangui, la première d'un responsable français depuis le coup d'Etat. Il confirme "l'engagement de la France aux côtés de la Centrafrique".
--AOUT--
- 11: Le CNT vote contre la participation de l'ex-président Patassé au dialogue national.
- 15: L'ancien parti au pouvoir, le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), dénonce une "chasse aux sorcières" contre ses militants.
- 26: La justice annonce avoir lancé un mandat d'arrêt international contre Patassé, notamment pour "détournement de deniers publics", "assassinats", "viols", "atteinte à la sûreté de l'Etat". Le 27, le gouvernement annonce son intention de saisir la Cour pénale internationale (CPI) d'une plainte contre Patassé.
- 27: Le général Bozizé fixe les dates du dialogue national du 11 au 20 septembre.
--SEPTEMBRE--
- 1er: Le porte-parole du président déchu Patassé annonce qu'une plainte en date du 5 août vient d'être déposée au parquet de Bangui "contre M. Bozizé et ses complices".
- 2: Une dizaine d'anciens responsables du régime déchu ont été arrêtés à Bangui dans le cadre d'une opération "mains propres", selon des sources judiciaires.
Source : AFP Bangui, 08 Septembre 2003

Repères économie

Parité Euro 1 € vaut (au 01/01/2009) 655,96 Francs CFA
Parité Dollar 1 $ vaut (au 01/01/2009) 476,37 Francs CFA .
RNB par habitant PPA 1089 $/hab .
Répartition du PIB Primaire :57,8%
Secondaire :16,1%
Tertiaire : 26,1%
33,2%
Inflation 6% du PIB .
Investissement intérieur brut 27 millions de $ .
Investissements Directs Etrangers 187 millions de $ .
Exportations 285 millions de $ .
Importations 285 millions de $ .
Principales ressources Agriculture (coton), diamant, bois. .
Risque pays (Coface) D

Gouvernement

Président Général François BOZIZE YANGOUVONDA
Premier ministre Faustin Archange TOUADERA
Ministres d'Etat
Ministre du Plan, de l'Economie et de la Coopération internationale Sylvain MALIKO
Ministre des Mines, de l'Energie et de l'Hydraulique Lieutenant Colonel Sylvain DOUTINGAI
Ministre des Transports et de l'Aviation civile Colonel Parfait Anicet MBAY
Ministre de la Communication, du Civisme, de la Réconciliation nationale et du Suivi du Dialogue Cyriaque GONDA
Ministres
Ministre du Développement rural et de l'Agriculture Fidèle GOUANDJIKA
Ministre de la Justice et Garde des Sceaux Laurent GON BABA
Ministre des Postes et Télécommunications, chargé des Nouvelles Technologies Thierry SAVONAROYE MALEYOMBO
Ministre du Développement du Tourisme et de l'Artisanat Marie Solange PAGONENDJI NDAKALA
Ministre chargé du Secrétariat général du Gouvernement et des Relations avec les Institutions Désiré KOLINGBA
Ministre du Commerce et de l'Industrie Emilie Béatrice EPAYE
Ministre des Eaux, Forêts, Chasses et Pêche Emmanuel BIZOT
Ministre de la Reconstruction des Edifices publics et de l'Urbanisme Faustin N'TELNOUMBI
Ministre de l'Equipement et du Désenclavement Cyriaque SAMBA PANZA
Ministre de la Fonction publique, du Travail, de la Sécurité sociale et de l'Insertion professionnelle des jeunes Gaston MACKOUZANGBA
Ministre des Affaires sociales, de la Solidarité nationale et de la Famille Bernadette SAYO
Ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Ambroise ZAWA
Ministre de l'Environnement et de l'Ecologie François NAOYAMA
Ministre de l'Administration du territoire et de la Décentralisation Elie WEFIO
Ministre de la Sécurité nationale et de l'Ordre publique général Jules Bernard OUANDE
Ministre des Finances et du Budget Albert BESSE
Ministre des Affaires étrangères, de l'Intégration régionale et de la Francophonie général Antoine GAMBI
Ministre de la Santé publique, de la Population et de la Lutte contre le sida André NALKE-DOROGO
Ministre de la Jeunesse, des Sports, des Arts et de la Culture Aurélien Simplice ZINGAS
Ministre de la Promotion des Petites et Moyennes entreprises, du Secteur informel et du Guichet unique Moïse KOTAYE
Ministre de l'Habitat et du LogementM. DJOLLO-DJIDOU